Julia Margaret Cameron, My niece full face, 1867

Au Musée des Beaux-Arts de Gand, le printemps 2015 était placé sous le signe de Julia Margaret Cameron (1815 – 1879). Bien que Cameron soit l’une des plus éminentes et innovantes photographes du dix-neuvième siècle, elle reste largement méconnue en dehors du cercle sélect des connaisseurs. Une injustice qu’a voulu réparer le MSK.

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Expérimenter avec une nouvelle forme artistique
Les portraits puissants de Cameron sont sans doute ses œuvres les plus connues. Mais les modèles qui posèrent devant son objectif – amis, parents et employés – eurent aussi, à travers elle, les honneurs d’un contexte biblique, historique et allégorique. Ses photographies étaient révolutionnaires à plus d’un égard : Cameron les voulait délibérément imprécises, sinon floues, affichant les griffures, tachetures et autres vestiges du processus de création. Si son approche non conventionnelle l’exposa aux critiques, la beauté de ses compositions et sa dévotion à élever la photographie au rang d’art lui valurent aussi l’admiration.

L’année 2015 célébrait le 200e anniversaire de la naissance de Cameron ainsi que le 150e anniversaire de sa première exposition organisée, en 1865, au South Kensington Museum de Londres (l’actuel Victoria and Albert Museum). Avec la rétrospective « Julia Margaret Cameron (1815-1879), pionnière de la photographie », le MSK de Gand fut le seul musée du continent européen à fêter ce double anniversaire. Une exposition pour laquelle fut mise à contribution la riche collection photographique du Victoria and Albert Museum.