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Géricault

Des fragments de compassion

Exposition
22.02 – 25.05.14

Théodore Géricault, 'Portrait d'un cleptomane', ca. 1820, MSK Gand

En 1908, les Amis du Musée des Beaux-Arts de Gand ont acquis pour un bon prix, lors d'une vente aux enchères parisienne, un tableau de Théodore Géricault (1791-1824) intitulé «Le meurtrier fou». A cette occasion, la presse locale se demandait qui serait si fou d'accrocher le portrait d'un meurtrier dans son salon! Le portrait - qui était en fait celui d'un kleptomane - faisait partie d'une série de portraits, avec, entre autres, «le jaloux» du Musée des Beaux-Arts de Lyon et le «voleur d'enfants» du Musée des Beaux-Arts de Springfield au Massachusetts, des aliénés peints par Géricault à l'hôpital de la Salpêtrière à Paris.

Grâce à cette série de portraits et à  son chef-d'œuvre «Le radeau de la Méduse», Géricault a rapidement acquis une réputation de peintre de l'horreur, de la douleur, de la folie et de la mort. L'exposition au Musée des Beaux-Arts de Gand a montré - à travers des peintures, des dessins, des gravures et des documents - une approche différente de cet artiste, inspiré par la réalité et tous les aspects de la nature humaine.

Par la recherche volontaire à une existence quotidienne, parfois heureuse, mais dans un temps en proie aux convulsions de l'histoire souvent violente ou meurtrière, Géricault tente de élucider l'homme sous toutes ses facettes. A cet égard, il témoigne d'une profonde empathie pour ses modèles, dont les visages portent les cicatrices de la vie. En partageant avec compassion la tristesse mais aussi les passions de ses contemporains, il s'épuise et se détruit lui-même.

Les œuvres d'autres artistes tels que Füssli, Goya, Delacroix et Menzel nous permettent de mieux comprendre le contexte dans lequel Géricault travaillait.