collection
Huile sur toile: 117 cm x 89 cm
2000-E

Grâce à l'aide de la famille Ohara, le peintre japonais Torajiro Kojima quitte, en 1908, le Japon pour l'Europe. En passant par Paris, il arrive à Gand et s'inscrit à l'académie locale. Dans son tableau Lumière de printemps, on trouve des réminiscences du luminisme d'Émile Claus, en particulier dans le traitement des ombres. Par contre, Kojima emprunte les contrastes de lumière à l'impressionnisme français. Dans le large éventail de coloris, on perçoit également l'influence du fauvisme. En raison de ces différentes approches, on peut considérer Kojima comme le parfait exemple d'artiste japonais qui, au début du XXe siècle, introduit dans son pays l'art européen en constante évolution, afin de le transformer en ce que l'on appelle le Western style painting.