collection
Huile sur toile: 48,5 cm x 59,5 cm
1910-Y

Vers 1850, Gustave Courbet fait beaucoup parler de lui avec ses peintures controversées qui reproduisent des paysans et des ouvriers dans un format rappelant celui de scènes historiques monumentales et dans lesquelles il fait état de ses opinions politiques et sociales. Mis à part cela, il était aussi actif comme paysagiste, particulièrement vers la fin des années 1850 et dans les années 1860. Il a une nette préférence pour la Franche-Comté, sa région natale, et y peint souvent la Loue et la grotte où la rivière prend sa source. Le tableau Les Rochers de la Loue manifeste la préférence de Courbet pour une nature sombre et sauvage. Pour souligner cette rudesse et suggérer la tangibilité des éléments naturels, l’artiste travaille au couteau à palette, dont il se sert pour étaler la pâte à peindre en lourdes et épaisses couches. La palette très sombre de Courbet fait aussi transparaître son inclination pour des peintres hollandais et espagnols tels que Rembrandt et Vélazquez.