collection
Huile sur toile: 63 cm x 75,5 cm
1914-HW

Par rapport à ses amis gantois Gustave De Smet et Frits Van den Berghe, c'est Constant Permeke qui, durant les années précédant immédiatement la Première Guerre mondiale, aurait pris le plus de distance vis-à-vis du luminisme optimiste d'Émile Claus. Lors de son séjour à Ostende, à partir de 1912, il a à nouveau des contacts directs avec James Ensor. L'influence de ce dernier se manifeste dans Le Port d'Ostende, notamment par la facture libre et surtout par la lumière vibrante. En revanche, le coup de pinceau expressif, l'accentuation de la pâte épaisse et rugueuse et l'usage libre des couleurs ne renvoient pas uniquement à Ensor; ces éléments puisent également leurs origines dans la peinture contemporaine de l'expressionisme et du fauvisme. De plus, le tableau annonce les symphonies lumineuses que Permeke mettra en œuvre durant Première Guerre mondiale.