collection
Huile sur toile: 298 cm x 363 cm
S-54

En 1588, le magistrat de la ville de Gand commande Le Jugement dernier à Rafaël Coxie pour la salle des échevins de la Keure de l’hôtel de ville de Gand. Le panneau remplacera Le Jugement dernier de Cornelis van der Goes, une œuvre de la fin du XVe siècle disparue suite à la fureur iconoclaste. La salle des échevins est le lieu où sont rendues les sentences, et la coutume veut qu’on y pende des tableaux illustrant des scènes de justice qui doivent rappeler aux juges et aux inculpés le jugement dernier de Dieu. La représentation qu’en fait Coxie est assez classique. Entouré de saints et d’anges, le Christ siège sur un nuage ; en bas à gauche, les bienheureux sont agenouillés, à droite, les damnés sont entraînés en enfer par des satyres et des monstres. Les personnages nus, grandeur nature, à gauche dans le bas du panneau, rappellent Michel-Ange, et la partie se déroulant aux cieux évoque Raphaël. Fils de Michiel Coxie, Rafaël doit son prénom au grand peintre italien Raphaël pour qui Michiel nourrit une admiration sans bornes. Les Coxie, père et fils, sont des représentants de l’orientation italienne de la peinture flamande du XVIe siècle.