collection
Huile sur toile: 147 cm x 115,5 cm
1957-A

La Statue qui chante de Frits Van den Berghe porte clairement des traces de l’écriture automatique de Max Ernst. En 1927, Ernst expose à la galerie Le Centaure et un an plus tard L'Époque. Frits Van den Berghe expose, lui aussi, régulièrement dans ces galeries bruxelloises. C’est assurément là qu’il découvre les effets de matière surréalistes de Max Ernst. Dans La Statue qui chante, l’étrange personnage aux yeux vides renvoie vraisemblablement à un conte d’Oscar Wilde, Le Prince Heureux. La statue de celui qui avant sa mort fut un prince comblé contemple la misère de son peuple. Touché de compassion, il implore le secours d’une hirondelle pour distribuer ses joyaux aux pauvres. L’oiseau pique les pierres précieuses dont sont sertis les yeux de la statue et en ôte l’or couche par couche. Devenue laide, la statue chante néanmoins de bonheur tant elle est heureuse d’avoir comblé son peuple de bienfaits.