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La Fin du monde filmée par l’Ange N.-D. occupe une place capitale dans le design du livre du vingtième siècle. Dans cet ouvrage, Fernand Léger transforme la poésie épique de son ami Blaise Cendrars en un récit imagé dans lequel la couleur, le trait et la typographie, sont harmonieusement imbriqués dans le texte. Malgré que les deux amis aient vécu, à leurs dépens, les atrocités de la Première Guerre mondiale, il se dégage du livre une joie de vivre qui d’après eux, était typique du climat de fébrilité qui régnait dans les villes d’après-guerre. La succession scénique de texte et d’image présente un caractère filmique, qui ne doit pas nous étonner puisqu’à l’origine, Cendrars avait conçu le texte comme un scénario de film.