collection
229,8 cm x 300,4 cm
1820-C

Dans La Belle Anthia, Joseph Paelinck illustre un épisode de la mythologie de la Grèce antique. Lors d'une procession dans le temple d'Artémis à Ephèse, le fier Abrocome rencontra la belle Anthia. Eros, le dieu de l'amour, fut blessé par l'indifférence d'Abrocome et éveilla en lui un amour passionné pour la jeune femme. Ils se marièrent, mais la vengeance d'Eros continua de les poursuivre. Ils furent enlevés par des pirates, vendus comme esclaves et séparés l'un de l'autre, mais, finalement, l'amour et la fidélité triomphèrent. Le récit se prête parfaitement à la propagation des valeurs de la morale bourgeoise du XIXe siècle. Nous voyons ici la procession où Anthia occupe la place centrale et Abrocome se trouve à droite en manteau rouge. Le thème, la construction équilibrée et lexécution minutieuse font de ce tableau un modèle de l'idéal classique de Paelinck et d'autres disciples de Jacques-Louis David.