collection
408 cm x 330 cm
1994-F-2

En 1716, la Kasselrijhuis d’Oudburg à Gand commande une série de cinq tapisseries représentant la glorification des dieux. À l’époque, la Kasselrijhuis est une propriété du comté de Flandre, située à l’intérieur des remparts du Château des Comtes. Un an plus tard, les tapisseries ornent les murs de la grande salle de réception. Les armoiries de l’Oudburg, un sabre avec une porte d’argent tenue par un lion, se trouvent dans le haut de chaque tapisserie, au milieu. Pendant la Révolution française, le Collège de l’Oudburg a été dissolu et la Kasselrijhuis démolie. Après plusieurs péripéties, la série s’est vu offrir une place dans la salle d’honneur du Musée des Beaux-Arts en 1904. Le dieu du soleil Apollon est assis sur le mont Parnasse, qui lui est dédié, à la lisière de la forêt et joue, entouré de six muses, de son instrument préféré, la lyre. En tant que créateur de la musique divine, il porte une couronne de laurier. Une muse joue de la flûte traversière et une autre de la viole de gambe. Les quatre autres muses chantent en chœur. Au loin, on entrevoit, au milieu d’un paysage arcadien, trois personnages représentés de façon vague. Il s’agit vraisemblablement des trois dernières des neuf muses. Les muses incarnent la sagesse, l’éloquence, un esprit tranquille et le don de chanter les actes des dieux et des hommes. La glorification d’Apollon est une ode directe à la civilisation.