collection
Peinture à la caséine: 30 cm x 22,5 cm
2009-B

Au début de la Première Guerre mondiale, Georges Vantongerloo émigre à La Haye. Très rapidement il adhèra à l'avant-garde néerlandaise et entretient des contacts avec des artistes du même bord, en première instance avec Theo Van Doesburg. En novembre 1918, Vantongerloo est le seul artiste belge à signer le manifeste de la revue d'art Le Style (De Stijl), avec entre autres Piet Mondriaan et Van Doesburg. Ses premières œuvres abstraites sont des sculptures. En parallèle, il étudie en peinture les possibilités spatiales de la couleur. Contrairement à la plupart des artistes du groupe De Stijl, qui utilisent exclusivement les couleurs primaires le bleu, le rouge et le jaune Vantongerloo introduit les couleurs secondaires dans son œuvre peinte. Le tableau Étude n° III en constitue un des tout premiers exemples. Il illustre la théorie des couleurs de l'artiste, dans laquelle il définit sept couleurs capitales: le rouge, l'orange, le jaune, le vert, le bleu, lindigo et le violet. Puis à côté d'elles, il définit aussi cinq couleurs de transition, à savoir le rouge orangé, le jaune orangé, le vert-bleu, le bleu indigo et le violet indigo. Au total il s'agit donc de douze couleurs, un nombre nullement dû au hasard, puisque Vantongerloo accorde sa palette avec la théorie de la musique sérielle ou dodécaphonique. Le tableau présente les caractéristiques d'une expérience où l'artiste met en pratique la théorie des couleurs qu'il aura développée.