En 2020, le MSK rend hommage au maître flamand Jan van Eyck à travers l’exposition « Van Eyck. Une révolution optique » (01.02-30.04.2020). Le musée promet de faire vivre au visiteur une expérience tout à fait unique, qui rendra le monde de Van Eyck plus tangibles que jamais.

À un peu plus d’un mois de la fin de l’action de réservation « early birds », le MSK dévoile une nouvelle série d’œuvres d’art qui feront le déplacement jusqu’à Gand l’année prochaine. Et le message est clair : avec neuf œuvres de Van Eyck lui-même, plusieurs œuvres de son atelier et une bonne centaine de fleurons internationaux de l’art de la fin du Moyen Âge, « Van Eyck. Une révolution optique » devient officiellement la plus grande exposition jamais organisée autour de Jan van Eyck. Cet automne, le MSK divulguera la liste définitive de tous les Van Eyck et autres chefs-d’œuvre qui seront montrés. Car le musée ne veut pas dévoiler tous ses atouts en même temps.

Jan van Eyck : le maître de l’art du bas Moyen Âge
Peintre du duc de Bourgogne Philippe le Bon (1396-1467) et artiste au service de la cour flamboyante et des riches habitants de villes comme Bruges et Gand, Jan van Eyck (vers 1390-1441) surpassait de loin ses contemporains. Avec sa technique incomparable, ses connaissances scientifiques et son sens de l’observation sans égal, Van Eyck a élevé la peinture à l’huile vers des sommets inédits et, ce faisant, il a défini le cours de la peinture occidentale.

Jamais auparavant un peintre n’avait rendu la réalité aussi tangible, avec des portraits auxquels seul manque le souffle et des paysages qui montrent le monde sous toutes ses facettes. C’est ce regard, cette « révolution optique », que le MSK met en avant dans l’exposition qui ouvre ses portes le 1er février 2020. Le musée y situe Van Eyck aux côtés de ses contemporains les plus illustres.

Plus Van Eyck que jamais
L’exposition est centrée sur les huit volets extérieurs restaurés de L’Adoration de l’Agneau mystique, prêtés tout à fait exceptionnellement par la cathédrale gantoise Saint-Bavon. Jamais auparavant les huit volets extérieurs n’ont été réunis dans une exposition en dehors de la cathédrale, avec en sus d’autres œuvres de Van Eyck et de ses contemporains. De plus, après 2020, les panneaux ne quitteront plus jamais la cathédrale : l’exposition au MSK est donc l’unique et dernière occasion d’observer les panneaux dans un contexte plus large.

 

Voici la liste d'ouvres du maître flamand qui feront le voyage jusqu’à Gand l’année prochaine que le MSK annonce déjà:

  • Jan et Hubert van Eyck, L’Adoration de l’Agneau mystique, 1432 (volets extérieurs)
    Cathédrale Saint-Bavon, Gand
  • Jan van Eyck, Vierge à la fontaine, 1439
    Musée royal des Beaux-Arts, Anvers
  • Jan van Eyck, Portrait de Baudouin de Lannoy, vers 1435
    Gemäldegalerie der Staatliche Museen zu Berlin – Preussischer Kulturbesitz, Berlin
  • Jan van Eyck, Diptyque de l’Annonciation, vers 1433 – 1435
    Museo Nacional Thyssen-Bornemisza, Madrid
  • Jan van Eyck, Portrait d’un homme au chaperon bleu, vers 1428−1430
    Muzeul National Brukenthal, Sibiu (Roumanie)
  • Jan van Eyck, Sainte Barbe de Nicomédie, 1437
    Musée royal des Beaux-Arts, Anvers
  • Jan van Eyck et atelier, Vierge à la fontaine, vers 1440
    Collection privée
  • Jan van Eyck, Annonciation, vers 1434-1436
    Andrew W. Mellon Collection, National Gallery of Art, Washington DC
  • Main G (Jan van Eyck), Heures de Turin-Milan, vers 1420-1440
    Palazzo Madama, Turin

Avec ce communiqué, le message devient donc officiel : jamais encore autant de Van Eyck n’ont pu être vus un seul et même lieu. À cette impressionnante série, le MSK ajoute de surcroît d’importantes œuvres de l’atelier de l’artiste, ainsi que des copies du xve et du xvie siècle de tableaux de Van Eyck dont l’original a disparu au cours des siècles. Aujourd’hui, à neuf mois de l’ouverture, le MSK ne veut pas encore dévoiler tous ses atouts. En automne, le musée divulguera la liste définitive de tous les Van Eyck qui pourront être admirés dans l’exposition.

Un tour de force international
Pour rendre la révolution optique de Jan van Eyck tangible, le MSK compare les œuvres du maître avec l’art de ses contemporains les plus talentueux. À l’instar de Van Eyck, ceux-ci ont évolué dans les plus hautes sphères et ont été les artistes les plus illustres de leur temps. Au total, l’exposition rassemble plus de 100 peintures, miniatures, sculptures et dessins (de la fin) du Moyen Âge. Pour faire venir autant de chefs-d’œuvre à Gand, le MSK peut compter sur le soutien de grands partenaires belges et internationaux.

Des noms aussi prestigieux que les Musées du Vatican ou la Galleria Doria Pamhilj de Rome, le Prado et le Musée Thyssen-Bornemisza de Madrid, la Gemäldegalerie de Berlin ou le J. Paul Getty Museum de Los Angeles comptent parmi les nombreux partenaires qui prêtent leurs œuvres au MSK.

Ne ratez pas l’exposition (et votre billet de réservation « early bird »)!
« Van Eyck. Une révolution optique » démêle le vrai du faux à propos de l’artiste et inscrit sa technique, son œuvre et son influence dans une perspective nouvelle. L’exposition veut déclencher chez les visiteurs un émerveillement comparable à ce que les contemporains de Van Eyck ont dû éprouver en voyant pour la première fois son art. La liste des œuvres et des partenaires qui est dévoilée aujourd’hui montre clairement que ce sera une expérience comme on n’en vit qu’une fois dans son existence.

Les billets sont par conséquent déjà en vente sur le site internet www.vaneyck2020.be. En achetant ses billets avant le mois de juillet, le visiteur paie 22 euros par personne au lieu de 28 euros à la caisse au moment de l’exposition. Pour être sûr de voir l’exposition tout en bénéficiant d’une jolie réduction, mieux vaut donc ne pas tarder!

Publié le 15.05.19